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Étape 4 – Mardi 6 janvier
Jacobacci > Neuquen

Liaison : 4 km | Spéciale : 459 km | Liaison : 25 km | Total : 488 km

Ce qui était annoncé : Au départ de cette étape les passages pierreux solliciteront à plein les bras des motards, alors que les habitués des « oueds » négocieront avec la même délicatesse les « rios » argentins. Puis les premières portions de sable et les nombreux kilomètres de hors-piste raviront les amateurs. Attention, les fautes peuvent commencer à coûter cher : l’expédition vers Neuquen a tout de l’étape piège. En creusant des écarts importants ou pas, les favoris pourraient commencer à se montrer, et à dessiner une hiérarchie durable.

L’étape vécue par Robby : Après un départ (à 0622) dans le rythme, tout va bien, l’étape est variée, alternant pierriers, couloirs de rios, plaines hérissées de plantes aux aiguilles dures qui rayent le carénage (faut voir ça !!!). Ensuite la suite de la spécia    le bascule pour Robby quand… une fois encore il fait un mauvais choix de navigation, préférant faire confiance à un groupe de motards plutôt qu’à son road book qui lui indique pourtant un autre chemin… Résultat 10 kilomètres de perdus… Ensuite c’est l’enchainement. On peut penser que s’il ne se trompe pas, Robby ne tombe pas « nez à nez » sur le motard à terre en perte de connaissance. Donc il s’arrête pour lui porter secours en déclenchant sa balise (il y a un bouton spécial « secours à un autre concurrent »). Le gars est mal en point et dans les vapes. Mise en position de sécurité, il se réveille et est sonné (il ne sait plus ou il est !). Robby reste donc avec lui 40 minutes jusqu’à l’arrivée des secours (ce temps sera décompté de son étape, mais pour cela il faut se battre avec le PC course, encore une fois du grand n’importe quoi… il ne faut pas s’étonner si les concurrents ne s’aident plus entre eux !!!).
Du coup… les voitures sont passées, les camions aussi. La piste est défoncée ! Commence pour Robby la même galère qui l’a conduit à l’abandon en 2005… Aie Aie Aie ! Sauf que… Nous sommes en Argentine et la nuit tombe à 21 heures dans cette région (en Afrique c’est à 18h00). Donc Robby reprend son chemin, fait une chute légère (qui tord toute de même le guidon…) et rallie enfin l’arrivée ayant avalé la moitié de la poussière que voitures et camions lui ont projetés au visage !!! Nous avons poussé un grand ouf quand nous avons enfin vu son nom affiché dans les passages !!!

Et pendant ce temps l’assistance : partis à 0700 pour 400 km de piste (oui vous avez bien lus, que de la piste, enfin !)… JR s’est rapidement switché en mode WRC (beuhhhh) et on avalé les premiers km à 110/120… Coup d’œil sur la jauge… y a un soucis, on suspecte une fuite de carburant et on s’arrête pour vérifier. Changement de routing gasoil et on repart… avec une autonomie calculée… limite. Pas grave, JR allume comme un barge sur une piste superbe qui s’étroitise au fil des kilomètres. La jauge remonte alors (!), il y a un soucis de transfert entre les réservoirs… du coup, rassuré JR peut allumer encore plus (rebeuhhh). J’ai honnêtement cru qu’il avait craqué quand nous sommes sortis de la piste pour gravir tout simplement une colline à 60 degrés (on en a enfermés pour moins que ça !). Satisfait, le sourire et un filet de bave aux lèvres (non je déconne, seulement le sourire), JR revient à lui et nous remet sur la piste pour finir presque tranquillement l’étape (sous les bravos de milliers de curieux comme nous y sommes désormais habitués !). Une bien belle étape pour l’assistance aujourd’hui !

Arrivés à Neuquen, l’attente commence. Tout se finit bien aujourd’hui ! JR et Ben ont attaqué sérieusement la bécane, un doute sur la fiabilité au niveau des soupapes/arbre à cames, ils ont décidés d’ouvrir le moteur (respect)… Du coup… on va pouvoir encore une fois se coucher tôt…

De son côté Robby redoute un peu l’étape de demain qui s’annonce comme très difficile. Nous en sommes convaincus, s’il rentre au bivouac demain soir (il va le faire !!!), son billet pour Valparaiso et la journée de repos seront quasiment acquis !

Je suis en train de rédiger un article sur la journée type du team, je le posterai sans doute à Valparaiso pendant notre journée de repos. Désormais je ne vous fais plus de promesses pour la connexion, on passe du tout au rien ! Mais demain et après-demain devraient être OK. Bises de la part de tout le team qui est heureux d’avoir déjà fait 4 étapes sans bobo !

 

nov 23

Robby au marché de Ferney

Présent sur le marché de Ferney samedi 22 novembre, Robby a présenté sa moto et l’aventure que nous nous apprétons à vivre aux passants interpellés par la présence inhabituelle d’une moto derrière la statue de Voltaire.

De nombreuses personnes se sont fait expliquer par notre team leader le fonctionnement du road book ou du GPS, la diversité du parcours et les passages dans les sable, la pampa ou encore à plus de 4’000 m d’altitude, les astuces de rangement des pièces de rechange derrière les caches, les roues équipées de « bipmouss » (chambre à air pleine de mousse alvéolée increvable mais pouvant tout de même fondre sous l’emprise de la chaleur et de la pression de travail)… Le Dauphiné Libéré a immortalisé le moment et fait paraitre dans son édition de dimanche un article sur le team.

sept 1

Pourquoi le Dakar 2009?

Parce que j’aime la moto et les sports d’endurance (triathlon, pentathlon militaire, marathon…), tout particulièrement le combat avec soi-même. Parce l’amitié et l’esprit d’équipe est le moteur de notre team et que nous partageons les mêmes valeurs, celles qui font la grandeur du Dakar.

L’esprit d’équipe

Parce qu’un Team suisse s’est formé autour de ce projet avec l’ambition d’amener Robby à boucler ce rallye-raid.
Parce que nous allons évoluer en équipe et tout partager : le sport, la passion, les sentiments, l’émotion, les galères et l’entraide bien-sûr.

Je ne suis pas un champion de moto. Mais je peux faire confiance à ma condition physique, à mon esprit combatif et à ma détermination. Tout simplement pour avoir la chance d’être au cœur du prochain départ, pour souffrir jours après jours et combattre, pour lutter contre la fatigue et contre moi-même, pour s’entendre parler à sa moto, pour vivre de grandes émotions, pour arriver et s’apercevoir que tout ce travail et toutes ces souffrances vont disparaître et laisser la place à la joie, à la fierté et à la satisfaction d’avoir atteint son but.

Sportif dans l’âme

Toujours actif, j’ai pratiqué le rugby pendant plus de dix ans. Je pratique quelques disciplines sportives tels que la moto d’endurance sur circuit et la moto d’enduro, le VTT, le ski, la natation, la course à pieds, la plongée sous-marine, la chute-libre et le wake-board,.

Plus particulièrement, j’apprécie les sports extrêmes et les sports d’endurance. Dans l’endurance, je teste ma résistance au mal et dans l’extrême je fais le plein d’adrénaline.

La vie est une fête et il faut en profiter!