sept 6

 Dernières touches pour que la bête brille avant notre départ….

Quel beau numéro de course, n’est-ce pas !!!

Pour nous suivre pendant cette semaine et la course :

- Notre SITE INTERNET,

- Le site de MOTO-NET.COM,

- Le site du BOL D’OR MOTO,

- Le site ORION-TIMING.COM (site du chronométreur officiel, onglets "Live Result", puis "Motorcycle Racinge" et "Bol d’Or 2010")

- ORANGE SPORT TV si vous captez la chaîne sur votre téléviseur ou sur internet (voir leur programme du samedi et dimanche).

août 20

 

C’EST OFFICIEL !

Notre team a été sélectionné pour faire partie des 65 engagés du 74ème Bol d’Or (11-12 septembre 2010).

Vous trouverez sur ce lien la liste des 65 teams engagés : LIEN

A noter la présence de nos amis du team Alpes Endurance !

 

Nous porterons le numéro 70 !!! Notre année de naissance avec David pour nos 40 ans !

 

Petit rappel : 65 équipes participeront aux qualifications, les 53 premières équipes seront qualifiées d’office grâce à leur meilleur chrono effectué pendant les qualifications, 4 autres équipes seront choisies par l’organisation. Seuls 57 (53+4) équipes seront autorisées à prendre le départ des 24 heures du Bol d’Or 2010.

Donc, 8 équipes seront éliminées et devront quitter leur stand le vendredi soir…. Du gros gazzzz ! Il faudra faire des supers chronos pour mériter notre place dans les 57 !!!!

Dernier entraînement ce 23 et 24 août à Magny-Cours pour le Pré-Bol. Nous allons affiner nos réglages pour ces derniers tours sur ce circuit mythique pour le Bol qui se déroulera 2 semaines plus tard.

Un grand merci à tous nos sponsors, partenaires, amis et connaissances qui ont rendu possible notre rêve par leurs aides diverses !

 

 

juin 27

 

A vos agendas !!!

Venez nombreux admirer la moto Honda CBR 1000RR du team robby-dakar.com qui participera au prochain Bol d’Or 2010 (11-12 sept.). Vous allez découvrir une moto préparée pour une course de 24 heures.

Vous pourrez discuter avec les pilotes et les autres membres du team tout en buvant un petit verre offert pour l’événement.

Un tirage au sort, gratuit, vous permettra d’être l’heureux titulaire d’un "Pass VIP" pour cette épreuve du championnat du monde d’endurance FIM.

Lieu : Garage HARKER MOTO, 76 chemin des Places – 01170 Cessy, Pays-de-Gex, France (entre Genève-Aéroport et Gex, à 6 km de la douane de Ferney-Voltaire sur la D1005)

Quand : Le samedi 3 juillet 2010 dès 11h00 à ….

Nous comptons sur votre présence !

juin 17

 

Bonjour à tous,

Je suis sincèrement très heureux de lancer cette année 2010.

Au programme, quelques entraînements pour régler les motos, les pilotes et le staff lors des relais.

Comme vous le savez, cette année nous nous sommes concentrés sur le BOL D’OR 2010. Cette course s’annonce belle et difficile au vu du nombre de teams désireux d’intégrer le quotas des 57 équipes méritantes à prendre le départ de cette course historique.

Vous trouverez, ci-dessous, notre book 2010.

Pour infos, depuis la création du team en 2004, vous êtes 160 membres permanents inscrits. Les visiteurs du site pour 2010 proviennent de 27 pays et la fréquentation évolue de 100 à plus de 2000 visites uniques par jour !

Je vous remercie, au nom de toute l’équipe, de votre intérêt et de votre soutien qui nous donne du baume au coeur !

Robby

 

Book 2010 (cliquez sur ce lien pour ouvrir le fichier)

 

sept 18

Pour les détails de notre arrivée et les essais chronos hors bol, un article y fait référence en dessous (il a été complété depuis suite aux problèmes informatiques rencontrés).

CA Y EST ! NOUS SOMMES DANS LA COURE DES GRANDS !!!

Les essais officiels :

Les chronos vont tomber et seront les juges-arbitres de notre participation. La tension monte !!! En effet, les pilotes sont répartis dans 4 catégories (bleu : Blaise,blanc : Phil, rouge : Robby et vert : Yann). Pour prétendre à la qualification du team, nous devons individuellement nous qualifier dans notre catégorie. Pour ce faire, nous devons rester dans les 115% de la moyenne des trois meilleurs pilotes de notre catégorie.

Il n’aura suffit que de la première série des essais qualificatifs pour nous qualifier : Blaise 1’45, Phil 1’49, Robby 1’53 et Yann 1’48. Temps de qualification par groupe dans l’ordre des couleurs : 1’56.7, 1’57.0, 1’56 et 1’59.6.

Devant ce résultat très honorable, nous ne prenons pas de risque pour aller chercher les chronos dans la seconde série. Seul Phil va améliorer cette dernière en décrochant un 1’48.

Toujours en quête de confiance absolue, j’ai participé à tous ces essais en essayant de m’approprier la moto qui, avec ses nouveaux réglages et ses nouveaux freins, m’était devenue étrangère. En effet, j’avais parcouru près de 3500 km en version d’origine avec cet engin. Tous mes repères avaient changé avec la nouvelle version. Pour vous dire, je ne suis même pas tombé ! (clin d’oeil à Dada et Roland). Je n’ai pas paniqué et j’ai réappris, doucement, à rouler avec la bête. Avant le départ des 24 heures, mes sensations étaient nettement meilleures que celles du premier tour des essais libres hors bol. J’étais à 90% de satisfaction.

Je relève les superbes performances de Blaise, Phil et Yann qui ont tous amélioré leur chronos personnels sur cette piste de 2 à 3 secondes chacun.

Je souligne également l’acharnement de tous pour finaliser le projet et surtout pour obtenir une moto digne du Bol d’Or. Pour rappel, le projet a été bouclé en 3 mois !!!

Ouverture aux spectateurs du pit lane :

Comme de tradition, après l’annonce officielle des teams qualifiés, le pit lane (partie parallèle à la ligne droite des stands prévue pour le ravitaillement des motos) a été ouvert au public le vendredi à 18h. Les passionnés peuvent ainsi approcher les teams pour admirer les machines et récolter des autographes de leurs idoles, voir des petits cadeaux.

Nous avions prévu cet événement ! Il est claire que nous n’allions pas signer d’autographe car nous sommes des inconnus mais nous avions voulu rendre le spectacle encore plus beau en transformant notre stand à la mode SUISSE, histoire de se démarquer sur les 15 nationalités représentées. Une fresque de 4 mètres sur 2,5 mètres représentant nos montagnes a été peinte par les élèves de 3ème primaire de l’école du Pré-du-Camp/Plan-les-Ouates/Genève (classe de ma fille Olivia), des géraniums ont été installés au pied des motos, du vin blanc dans son tonnelet, de la fondue moitié-moitié et des Sugus ont été offerts au public. De plus, les pilotes et le team manager portaient des chemises de fromagers bien de chez nous. Ca a été une réussite ! Cela nous a valu une interview en direct des stands et les félicitations des teams voisins. Les journaux ont même parlé du Caquelon d’Or.

 

La course :

Pour la pré-grille, nous entrons dans l’arène tels des gladiateurs face au peuple réclamant de la bière du pain et des jeux. Yann installe la moto sur la piste côté pit lane tandis que je me positionne de l’autre côté de la piste à l’intérieur d’un rond blanc, lieu officiel de mon départ.

C’est une course d’endurance. Les départs sont uniques dans leur genre. Les pilotes doivent courir vers leur moto, l’enfourcher, la démarrer et foncer avec les 52 autres motos. Ensuite, la difficulté est de boucler les premiers virages et les premiers tours en peloton tout en évitant de commettre des erreurs et surtout d’éviter les erreurs des autres !

La foule est en délire. Il fait chaud sous mon casque. La tension monte. Les spectateurs hurlent de plaisir quand les "Ombrela-Girls" font leur show (mini short sexy,string et démarche provocante).

Je suis concentré et serein malgré l’enjeu du départ. Lors du départ des 2 tours de chauffe, j’ai oublié que la première vitesse avait été enclenchée par Yann sur la moto. J’ai perdu du temps sur les autres en cherchant la première.

Je boucle ces deux tours après avoir bien fait chauffer les pneus (grosses accélérations et gros freinage).

Le départ, le vrai, est à quelques secondes. La moto est en face de moi. Toutes les motos sont en place. Yann me confirme que tout est "ok" pour lui. Je n’aurai qu’à courir, sauter sur ma monture, démarrer et partir sans toucher au sélecteur de vitesse.

L’officiel qui donnera le départ en agitant le drapeau national français se trouve en face des pilotes. Il se trouve devant et au milieu des 53 machines. A 30 secondes du départ, il désigne quelques pilotes du doigt afin qu’ils se replacent correctement dans leur cercle respectif. Je remarque qu’il tourne la tête de gauche à droite et de droite à gauche pour avoir une vue d’ensemble afin de corriger les pilotes pris de tricherie quant à leur position avancée. Une idée grandiose me vient à l’esprit. Je me persuade que sont dernier mouvement d’aller-retour avec sa tête sera plus rapide que les autres et qu’il donnera le départ. Je suis calme contrairement aux autres pilotes qui s’agitent dans leur cercle.

Ca y est, l’officiel vient d’accélérer son mouvement de tête, je suis prêt comme un coureur de 100 mètres. Il agite son drapeau et je cours de toutes mes forces. Je suis le premier à enfourcher ma monture. Je suis fier de mon coup de poker ! Je démarre sans bavure et me lance. Je n’ouvre pas les gaz en grand car je me méfie des motos venant de derrière moi afin de ne pas me faire percuter. Je reste très concentrer afin de ne toucher personne dans le virage de la grande courbe. Une seule moto m’a passé avant ce virage. On passe Estoril et on tire à fonds sur le Golf et la ligne droite qui mène au virage d’Adélaïde.

Je suis conscient que ce virage est très dangereux lors d’un départ car les vitesses sont grandes avant le freinage de celui-ci (250-270 km/h) et la fougue de certains leur font perdre leur repère de freinage parce qu’ils veulent à tout prix doubler pour doubler. Le danger est de se retrouver à l’extérieur avant la courbe, de lancer sa moto dans le virage à droite, qui est une épingle (vitesse de passage 50 à 60 km/h), et de se faire percuter par un concurrent qui a loupé son freinage.

Depuis la sortie de la parabolique, je me range à droite et je bataille pour ne pas perdre cet alignement. Pendant le freinage, j’aperçois des drapeaux jaunes agités, signe de danger et sûrement de collision à l’endroit précité. Je remarque plusieurs motos à terre. Ce que je viens de vous décrire venait d’arriver. Je passe doucement Adélaïde le plus à droite possible et j’ouvre gaz  à fond. Je crie sous mon casque pour relâcher la pression et surtout pour me féliciter de la tactique.

Drapeaux rouge à croix blanche agités… Le safety car est engagé pour faire ralentir la meute afin de sortir les motos et nettoyer la piste souillée de débris.

La safety car sort après quelques tours. La course est relancée. De suite, j’aperçois une moto dans le bac à sable du Golf, puis une autre couchée contre le mur de la ligne droite des stands. C’est chaud ! La saison des cueillettes est ouvertes mais je suis encore bien vert et ne compte pas me prendre une pelle !

J’assure ma conduite. Je roule vite mais ne prend aucun risque. Pour doubler, je me donne le temps d’observer le comportement de la moto qui me précède pendant un demi tour, voir un tour.

Entre le 10ème et le 15ème tour, les premiers me prennent un tour. Ils sont corrects et ne prennent pas de risque pour me passer. Dans la ligne droite du Golf, alors que j’ouvre en grand et que ma tête est dans la bulle, une kawasaki verte me rejoint à grande vitesse et se met à ma hauteur. Je tourne la tête vers le pilote. Il me fait le "V" de la victoire avec sa main gauche ! Je suis sur le cul. J’éclate de rire et lui rend le symbole. Il me semble qu’il s’agit du premier pilote du Team Bolliger Switzerland. Putain ! J’adore la moto pour ce genre de faits extraordinaires. Rendez-vous compte, on est dans les 30 premières minutes de course. Les premiers commencent à doubler les attardés. On se trouve sur la partie du circuit la plus rapide et on s’échange des gestes complices entre patriotes !!! Hop Suisse !

Pour la petite histoire, le team Bolliger Switzerland #8 est un team amateur qui crâme du pneu au championnat du monde d’endurance depuis 20 ans. En début de course, ils ont eu un gros problème. Ils se sont retrouvé derrière nous ! J’ai bien cru que nous allions finir première équipe suisse de cette course. C’était mal connaître les Bolliger et leur expérience. Finalement, ils ont terminé 9ème au général et nous ont mis 70 tours en tournant en 1’44 pendant 24 heures. Bravo à eux !

Mes panneauteurs m’annoncent "Box". Je confirme le message par un geste de la main ou du pied, je ne m’en rappelle plus, hi hi hi… Je suis heureux d’avoir pris ce fameux départ et d’avoir assuré mon relais. J’explose de joie lorsque je rentre dans notre stand.

Blaise prend le départ. Tout ce passe bien pour lui jusqu’à… Tout le monde est étonné de le voir rentrer alors qu’il lui reste 2 ou 3 tours à effectuer. Surprise ! Il nous apprend qu’il a perdu l’avant de la machine à l’entrée du Château d’eau et qu’il s’est retrouvé sur le cul avec la machine. Il a pu repartir de suite après sa chute malgré le levier de frein endommagé. Il a dû jouer du frein arrière uniquement pour ramener la bête à bon port. On a eu  bcp de chance car si un commissaire avait vu le défaut, Blaise n’aurait pas  pu reprendre la piste mais utiliser la contre-piste pour rejoindre le box. On a gagné quelques secondes grâce à cela ! 10 à 15 minutes de réparation et voilà Phil qui part pour son premier relais !

Nous avons perdu environ 7 tours suite à cet arrêt prolongé mais le plus important est que nous sommes en course ! Merci aux mécanos pour leur rapidité dans les relais et les réparations.

Au retour de Phil, j’enfourche la machine. Tous se passe à merveille. Je garde en tête mon objectif principale : Ne pas prendre de risque pour ne pas tomber !

Alors que je suis dans la ligne droite des stands, je me fais passé par une moto. Quelques mètres après, une autre moto me passe par la gauche alors que je suis en train de ralentir pour m’attaquer à la grande courbe. Je ne suis pas inquiet mais la moto qui vient de me passer est entrée trop vite. Pour ne pas sortir, il ralentit. Nous nous trouvons l’un derrière l’autre, nous passons sur le vibreur de gauche avant d’attaquer Estoril, j’amène la moto dans la courbe à droite. Je me positionne à droite de la selle. Je décélère. Je tire avec ma jambe gauche la moto pour lui donner de l’angle. J’entre dans la courbe.Tout va pour le mieux. Je garde comme point de fuite la moto qui est devant moi et le suit. A ce moment-là, alors que je suis sur l’angle, ma roue avant se dérobe. La chute est douce et je glisse sur le côté gauche. Je sens ma fesse gauche qui chauffe à cause du frottement entre ma combinaison et le goudron. On doit être à plus de 100 km/h. Je m’étale alors sur le dos pour augmenter la surface de frottement. Je sens la moto qui glisse à mes côtés. A mon point d’arrêt, je lève la tête et constate la bête qui fait une vrille sur elle-même. Elle tombe dans les graviers à faible vitesse. Je cours vers elle et constate que le carénage arrière est cassé en deux. Je ramasse le bout qui git au sol. Trois commissaires arrivent. Ils s’inquiètent de mon état. Je leur confirme que tout va bien. Comme je me trouve avec la moto dans un endroit dangereux, ils ont le droit de m’aider pour sortir la moto. Une fois sur la voie de sécurité, la moto est dans le sens opposé à celui de la course. Dans mon malheur, je constate que je suis assez proche de notre box. Je tente de démarrer la moto mais les commissaires me précisent que si je veux rentrer au box moteur allumer, je dois suivre le sens de la course. Près de 4 km à parcourir avec le moteur allumé et le risque que des saloperies entre dans le moteur par la boite à air, pas pour moi ! Je décide donc de pousser la machine (200 kg). Au début, j’avais presque le sourire (façon de parler) car il y avait une petite descente de 20 mètres. Ensuite que du faux-plat et pour finir un montée jusqu’au pit lane. Pour vous dire ma traversée du désert, plus j’avançais vers les mécanos qui m’attendais, plus j’avais l’impression de reculer. Mêlez à cela le stress de la course, la honte d’être tombé, la fatigue physique… Je vous promets que je n’en menais pas large lorsque j’ai confié la moto à l’équipe de mécano qui m’attendais au début du pit lane pour nous ramener au box.

Arrivés au box les mécanos ont dû changer tout le carénage, le support de tête de fourche et le carter. En effet, lors de la chute de Blaise, la protection de carter avait été usée jusqu’au carter et suite à la mienne, le carter avait sacrément reçu.

Finalité, on a perdu 20 tours (40 minutes) sur ma chute. On a plus le droit à l’erreur. Les abandons se suivent pour les autres équipes et nous sommes conscients que nous avons toujours la chance d’être en course ! Le mot d’ordre est d’assurer tout en remontant au classement.

En résumé :

Nous sommes partis à la 40ème place sur 53 équipages. Je donne la moto à la fin de mon premier relais à la 44ème place.

6ème heure de course, nous nous retrouvons 48ème au général à 42 tours des premiers.

7ème heure de course, 47ème

8ème heure de course, 46ème

9ème heure de course, 43ème

10ème heure de course, 42ème à 10 tours du 41ème

11ème et 12ème heure de course, idem

13ème heure de course, 41ème à 7 tours du 40ème

14ème heure de course, 41ème à 11 tours du 40ème (nous avons dû faire un arrêt au box pour changer le support de tête de fourche car le carénage vibrait)

15ème heure de course, 40ème à 7 tours du 39ème

16ème heure de course, 40ème à 3 tours du 39ème

17ème heure de course, 39ème à 2 tours du 38ème

18ème heure de course, 38ème à 1 tours du 37ème

19ème heure de course, 36ème à 2 tours du 35ème

20ème heure de course, 36ème à 1 tour du 35ème

21ème heure de course, 37ème à 1’20 du 36ème

22ème heure de course, 36ème à 26 secondes du 35ème

23ème heure de course, 36 à 2 tours du 35ème

24ème heure de course, 36ème à 1 seconde des champions du monde d’endurance 2009, le team yamaha austria racing team, dit le "YART" et 21ème en superstock.

Nous terminons finalement 35ème suite au déclassement d’une équipe qui avait roulé avec un réservoir de plus de 24 litres.

 

 

Mise à part nos deux chutes, nous avons effectué une très belle course. Je n’ai jamais perdu espoir et c’est cela le plus important ! Physiquement, j’ai toujours été au top mis à part les 5 derniers tours où je n’avais plus de jambe pour emmener la bête de course sur l’angle (contrairement à la moto sur route traditionnelle, en course vous ne tournez pas le guidon pour passer une courbe mais vous emmenez celle-ci sur l’angle en poussant le réservoir avec la jambe opposée au virage). Promis, j’y travaillerai, hi hi…

Je remercie de tout coeur nos partenaires, toute l’équipe et les personnes qui ont contribué à cette réussite.

Mon but était de finir cette course en étant classé et il le but a été atteint !!!

Remarque personnelle, histoire de me faire mal : Sans les chutes, nous aurions pu terminer 15ème sur 29 en superstock (et marqué 1 point au championnat) et 26ème au général sur 53 équipages engagés !

Je ne vous cache pas que j’ai un grand projet en tête pour la saison 2010… Soyez patients ! Je vous tiendrai informés avant la fin de l’année…

 

sept 7

 

Pour faire monter la pression, voici le lien pour voir la vidéo du départ du 72ème Bol d’Or. C’est magique !!!

www.motorevue.com/site/video-le-depart-du-bol-d-or-34867.html

sept 3

 

Dans nos armures officielles pour la joute nivernaise 2009 !

Blaise, Philippe, Yann et Robby. Les 4 pilotes suisses prêts pour le Bol d'Or 2009

août 25

 Affiche officielle du Bol d'Or 2009

Je viens de recevoir la confirmation écrite de notre participation au 73ème BOL D’OR sur le circuit de Nevers Magny-Cours du 12 et 13 septembre prochain !

 

Liste officielle des engagés Bol d’Or 2009

 

En résumé :

- 53 équipes engagées dont 29 en catégorie SuperStock (notre catégorie), 20 en EWC, 1 en Open et 1 non classé !

- 6 Honda prendront le départ dont 3 en SuperStock

Jour J-13 !

août 20

 Même pour le numéro de la moto… Il faut se battre !!!

- "Bonjour ! C’est Lariviere Organisation. Le numéro que vous souhaitez, le 77, est déjà pris par un team permanent. Quel autre numéro désirez-vous ?"

- "Bonjour Madame !!! Comme le team officiel Honda s’est retiré de la compétition, j’aimerai leur numéro, soit le no 111 !"

- "Nous ne pouvons pas prendre cette responsabilité cher Monsieur !"

- "Ah, bon ! Honda a acheté les droits sur le no 111 ???. Ils se sont retiré du championnat du monde, non ?"

-"Oui, vous avez raison mais il faudrait leur demander directement ?"

- "Ma chère Madame, à l’heure où nous parlons, j’ai bcp plus de choses à faire que de téléphoner en Asie pour leur demander un numéro de course ! Déjà que je n’arrive pas à joindre sur son portable le responsable Michelin compétition en France, je ne vais pas m’amuser à expliquer en Mandarin que j’aimerai les 3 As."

- "Oui, je comprends ! Vous désirez un autre numéro ?"

- "Un numéro à deux chiffres avec un 7 ?"

- "Le 71 ?"

- "Parfait, en plus ça va faire plaisir à Phil !"

août 3

 

Quand on commence mal un week-end, c’est la chcoumoune jusqu’au bout !

Pour cette course, j’ai fait équipe avec Yann (quatrième pilote pour le Bol d’Or) tandis que Blaise (premier pilote) et Philippe (deuxième pilote) faisaient équipe avec Bernard et Adrien .

Pour se rendre à Magny-Cours, j’avais rendez-vous avec Yann à 17h.

17 heures ! Yann m’appelle. Il est bloqué en douane car il transporte dans sa voiture deux roues montées sur jantes et 2 jeux de plaquettes de freins. Je cours à son secours avec les documents prouvant que le matériel incriminé est destiné à une course et non à la vente.

Sur place, mon Yann est entouré de deux douaniers et l’affaire est traitée par une douanière. Les documents présentés, ils nous bombardent de question. Je me suis cru un instant tel un membre des Panthères Roses avec un diamant dans la main. Que neni ! Les taxeurs de gabelle ne veulent pas en démordre. Yann doit faire faxer les factures des objets qu’il transporte et la douanière qui traite l’affaire du siècle me demande un justificatif précisant que le propriétaire de la  moto m’autorise à courir sur France. Je suis sur le cul ! Comment peut-elle traiter une affaire sur notre moto alors que celle-ci n’est pas sur place avec nous ?!?

De douanière chiante, cette jeune femme est passée au titre de "pompe à vélo". Au vu de son comportement, elle devait sortir de l’école des douanes et voulait prouver quelque chose aux deux autres. En tout cas, elle n’avait pas la compétence, l’aplomb et le calme que l’on attend des douaniers. Nous restons très calme avec Yann. A maintes reprises, nous lui demandons quel est le motif du contrôle ? Sa réponse est trop vague pour être crédible. Elle arrive même à nous dire qu’elle fait cela pour notre bien car nous risquons des problèmes si la gendarmerie nous contrôle avec cette marchandise dans le coffre. Elle ose même affirmer qu’elle voulait nous arranger ! Elle est bien bonne celle-là ! Elle est forte la petite… D’ailleurs, nageant dans son incompétence, elle commence à s’exciter voyant qu’elle n’allait nul part. Ne pouvant nous répondre, à un moment donné, elle nous hurle dessus en disant : "Maintenant, vous vous calmez ! Ca suffit !!!". Toujours très calme, je lui fais remarquer que c’est elle qui monte le ton et que nous n’avons toujours rien  à nous reprocher et que nous commençons à en avoir marre de son comportement. Elle a dû sécher le cours sur la Communication pendant son école des douanes si elle en a suivi une. Elle passe de bureau en bureau. Nous avons toujours les deux autres uniformes autour de nous. Ils ne pipent pas un mot. Pourquoi fait-elle tout ça car nous n’avons rien à nous reprocher ?

17h45, je reçois le faxe du propriétaire de la moto avec l’autorisation demandée. Je suis donc autorisé à quitter les lieux.

18h, Yann m’appelle car la douane veut lui faire payer 159 euros de TVA sur le matos !!! Je rappelle que Yann est suisse, qu’il vit en suisse et que nous allons juste faire une course sur un circuit français. On ne peut quand même pas se présenter avec des pneus usés pour une course ! Je lui fais part de ma colère et de l’abus de pouvoir que nous sommes en train de vivre.

18h30, Yann est libéré après avoir payé la taxe qui doit surement servir à l’apéro des douaniers de Ferney-Voltaire. D’ailleurs sur la bûche, rien  n’est inscrit à part le montant de la TVA sur les objets incriminés. Un peu salée la tournée !   Il a quand même dit à la douanière qu’à son retour, en présentant le matos, qu’il aimerait être remboursé. Elle lui a répondu : "Ce qui est dû, est dû !" La grande classe quoi !!!

Merci à la pompe à vélo pour tout le temps perdu. Elle va s’en mordre les doigts puisque nous venons d’apprendre suite à un coup de téléphone à la direction des douanes qu’il ne doit rien payer puisqu’il s’agissait de son propre matériel et que ce dernier était destiné au roulage sur circuit.

Finalement, nous arrivons à 23h à Magny-Cour.

La moto avant et après la course !

Le lendemain, nous débutons les essais. Je ne sens pas la moto. Elle vibre de l’avant et l’arrière se dérobe à l’accélération. Après quelques tours, je prends un coup de raquette à la sortie de la courbe du Château-d’eau. Après réparation, Yann prend la moto et ressent les même choses que moi. Nous tentons de nouveaux réglages.

A la suite des essais chronométrés, nous pointons à la 16ème place avec un temps de 1’54. Nous nous posons beaucoup de questions car nous n’avons pas réussi à piloter normalement et nous n’avons pas confiance en la machine. Pendant la pause avant le warm up, Yann décide de démonter tout l’avant pour réglage, de changer les deux roues et les deux pneus. On ne sait jamais, les pneus ont peut-être un défaut.

Ahhhhhhhh ! Nous avons trouvé le problème : Les entretoises de l’axe de la roue avant avaient été inversées. Merde ! Pour quelques millimètres d’écart !

Yann part pour le Warm Up et pose d’entrée 1’53 suivi de 1’52. Nous sommes enfin confiants et le pilotage est devenu plaisant.

18h30, je prends le départ et me broute complétement au démarrage. Croyant que la moto ne démarrait pas, j’insistais sur le démarreur. En fait, au premier coup de démarreur l’engin était allumé mais à cause du bruit des autres motos et du fait que nous avons toujours le pot d’échappement d’origine, je n’entendais pas le son du moteur ! Je perds une dizaine de place. Ma course est propre. Je tourne en 1’53 (Mon record !). Le  relais se passe bien. Je passe la moto en 25ème position.

Après 30 minutes de roulage, Yann entre au stand car il commence à pleuvoir sur une partie du circuit. On hésite à changer les pneus. Finalement, la pluie cesse et Yann repart. Nous venons de perdre 8 minutes. Yann tourne bien également. Quand la piste est finalement sèche, il tourne aussi en 1’53. Le relais se passe bien également. Il faut préciser que nous ne sommes pas équipés pour l’endurance et que nos pleins sont lents puisque nous l’effectuons avec un entonoir et non avec un système de remplissage rapide.

Je repars pour 50 minutes de roulage avec des temps de 1’54.

Yann repart. Le ciel est noir de nuage et nous apercevons des éclairs. Ca s’annonce mal. Yann revient après 20 minutes de roulage. Il pleut des cordes. Nous montons la moto en pneus pluie. Yann ne veut pas prendre le risque de rouler sous la pluie. Comme je n’ai jamais roulé dans ces conditions, je tente le coup après qu’il m’ait donné de bons conseils. Je suis impressionné par la tenue de route. Dans les grands virages, on peut les prendre assez fort. En ligne droite, c’est la folie ! J’arrive à Adélaïde à presque 250 km/h. Lorsque vous avez des motos devant vous la visibilité est presque nulle. C’est du délire.

Après 1h30 de roulage, mon témoin d’essence s’allume. Je me sens bien et je n’ai pas vu le temps passé. Je suis content de rentrer car ma poignée gauche tourne dans le vide, la roue avant vibre au freinage (peut-être les pneus détruits) et j’ai un problème avec le frein avant car le levier arrive presque en butée. Je sors et je signale tout ça à Yann. Il regarde et finalement,  les plaquettes de frein étaient usées jusqu’au métal. Et moi qui pensait que c’était à cause de la pluie ! J’ai tourné en 2’28. Pour info, Blaise tournait en 2’12 sans forcé d’après lui. Il faut vous mettre dans l’ambiance. La nuit est noire. Il pleut des cordes et nous avons des éclairs. La quantité d’eau sur le circuit est importante. D’ailleurs le safety car est sortie car nous avions deux ruisseaux qui traversaient la piste, l’un dans le 180 et l’autre dans Imola !

A se demander comment j’ai pu freiner !  

Après le plein, je repars pour boucler la dernière heure et demie. Mais…. Comme il y a toujours un mais, 10 minutes avant la fin de la course, je chute sous la pluie. Je viens de perdre l’avant au droite en bas du Lycée, celui avant le pif-paf de la ligne droite des stands. Impossible de continuer puisque mon demi guidon droite est brisé. J’arrive à rentrer sur la moto en accélérant sur le demi guidon brisé. Sur ma demande, Yann tente de réparer. Mais quand il a fini, le drapeau à damier vient de s’agiter. C’est la fin !

Je suis déçu car j’ai chuté et nous pouvions faire un podium dans notre catégorie. Malgré les 8 minutes perdu à cause de la pluie, mon problème de poignée, de freins, ma chute et 10 minutes de roulage en moins, nous finissons 9ème de notre catégorie (1 moto plusieurs pilotes) et 40ème au scratch. Les autres catégories étaient des teams avec plusieurs motos. Ils ne perdaient pas de temps lors des relais car ils avaient juste le transpondeur à déplacer.

Yann et ma pomme, on finit quand même 9ème de notre catégorie !

Félicitations à Blaise et à Philippe qui ont terminé sur le podium : 1er et 3ème.

 

 Remise des prix classement Scratch : Depuis la gauche, Bernard, Blaise, Philippe et Adrien.

Blaise à l’attaque avec le flag sur le casque !!! "Sur nos monts, quand le soleil…"

 

 

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