jan 13

Étape 9 – Lundi 12 janvier
La Serena > Copiapo

Liaison : 88 km | Spéciale : 449 km | Liaison : 0 km | Total : 537 km

Ce qui était annoncé : Nous sommes dans le premier acte d’une trilogie décisive. La réputation du désert de l’Atacama, présenté comme le plus aride du monde, pourra être éprouvée par les concurrents. Ceux qui espèrent y trouver beaucoup de dunes seront comblés. Mais ils seront aussi généreusement servis en cailloux. Cette étape porte la signature du Dakar 2009, avec des changements de terrains nombreux. Le positionnement des difficultés, avec de longues portions de dunes dans le final, imposera aux pilotes de garder leurs forces. Il faudra à la fois faire preuve de polyvalence et d’un sens aigüe de la gestion de l’effort.

Comme « petit cadeau » aux survivants de ce Dakar, les organisateurs ont tronqué la toute dernière section de dunes et ont donc raccourcis l’épreuve de 20 kilomètres. 20 sur 537… ce n’est pas grand chose en soi mais ces 20 là promettait d’être les derniers pour un bon nombre de motards notamment ayant déjà accumulé plus de 6000 km depuis le samedi. Robby fait partie de ceux là ! Les bénéfices de la journée de repos sont déjà oubliés et désormais chaque kilomètre parcouru, chaque vallée passée, chaque gué franchi est une victoire en soi !

Comment Robby a vécu l’étape : revigoré par son honnête prestation de dimanche, Robby est parti en confiance et sur un bon rythme dans cette étape. Cela n’allait pas durer car dès les premiers kilomètres, le moteur s’éteint sans raison apparente. Après examen, il s’avère que les commandes de contact d’origine (qui pour le rallye sont déplacées du guidon vers l’axe de la fourche (pour permettre l’installation des nombreuses commandes des éléments de navigation) ont perdu leur support, pendent le long de leur fil, fil qui s’est déconnecté. Il faut de longues minutes à Robby pour réparer. Il reprend ensuite son périple et traverse les contreforts des Andes, s’approchant de plus en plus de l’Atacama. Les paysages deviennent très vallonés et lunaires, les sables de différentes couleurs s’alternent : violet, jaune, rouge… La piste est roulante et Robby se fait plaisir. « Sans raison » Le réservoir avant gauche sort de son logement faisant du même coup sauter la selle… Après examen il s’avère qu’un violent choc sous le sabot a faussé la fixation basse du réservoir… Le logement de fixation de la selle a cassé également. Robby refixe tout cela avec quelques mètres de scotch gris (voir la galerie photo du jour, les clichés que j’ai pris avant réparation…)
Après cet événement, la route devient plus longue… Les voitures passent et déjà les premiers camions le rejoignent l’obligeant à rouler un peu hors de la piste pour éviter le terrain rendu trop meuble.
Les kilomètres défilent… Mais le temps aussi, déjà 14 heures sur la moto quand Robby rejoint le CP5 à 20 km de la fin de course. Il décide alors de « couper » 3 Ways points… quitte à prendre des pénalités, cela lui évitera de rentrer à la nuit noire et de se mettre trop en danger. Ce n’est certes pas très classe, mais c’est une technique commune et admise (attention : si on loupe 4 WPE de suite on est disqualifié !) et l’étape de demain s’annonce terrible (même si 180 km de dunes ont d’hors et déjà été coupés) et il faudra y survivre ce qui ne sera pas du tout évident avec plus de 15 heures de guidon dans les bras la veille ! Courage Robby, si tu passes celle-là, Buenos Aires sera encore plus proche !

Et pendant ce temps l’assistance : pour nous aussi, il devient difficile de se lever. 4500 km effectués, 9  nuits en tente, mouai… les joies du camping ça va un moment ! Surtout qu’il n’y a pas de piscine (JR dit que je râle tout le temps !) Levés à 0700 nous partons en direction de Copiapo après un solide petit-déjeuner (toujours le même chaque matin : céréales, omelette, saucisses, café, jus de fruit, tartine et yaourt ! Nous avons planifié de voir passer Robby au CP2 pour le prendre en photo (c’est une chance car c’est rare quand les routes des assistances et de la course se croise). Nous arrivons juste pour voir passer les premières voitures et le gros du peloton des motos (voir la galerie, ce fut l’occasion de prendre du plaisir-photo et d’enfin rentabiliser un peu mon couple 50D + 70-200 à 2.8 constant). Il faut par contre se rendre à l’évidence, Robby ne passe toujours pas et les motos se font rares (et d’ailleurs la dernière que nous avons vu passer, nous avons cru que c’était une mobylette chilienne allant chercher le pain et le lait ! Nous ne pouvions pas alors savoir que Robby avait connu ses problèmes électriques juste avant et que cela l’avait déjà beaucoup retardé. Nous quittons donc le CP2 et arrivons vers 17h00 au bivouac de Copiaop. Bivouac situé à l’écart de la ville (encore une fois)… mais dans un cadre désertique superbe. Il fait bon grâce à la brise, mais on s’imagine facilement une fournaise implacable dès que le vent s’essoufle.
Robby arrive enfin vers 21h00 et nous attaquons la moto pour 2 heures de mécanique vu les dégâts occasionnés dans la journée. Demain sera une journée cool pour nous car nous ne changeons pas de bivouac, nous allons en profiter pour visiter un peu la région et pourquoi pas nous rendre sur la côte (à 60 km) à « Bahia Inglesa », un site balnéaire où l’eau est peu profonde et donc surement à température… intéressante !!! (reflexion faite, je suis en train de poster depuis la place centrale de La Caldera, petite cité balnéaire… (d’ailleurs faut vraiment qu’on prenne des leçons en la matière en Europe… le Wi-Fi est encore une fois gratuit!)… L’eau est belle et cristalline mais… vraiment à 12°!
 

nov 23

Robby au marché de Ferney

Présent sur le marché de Ferney samedi 22 novembre, Robby a présenté sa moto et l’aventure que nous nous apprétons à vivre aux passants interpellés par la présence inhabituelle d’une moto derrière la statue de Voltaire.

De nombreuses personnes se sont fait expliquer par notre team leader le fonctionnement du road book ou du GPS, la diversité du parcours et les passages dans les sable, la pampa ou encore à plus de 4’000 m d’altitude, les astuces de rangement des pièces de rechange derrière les caches, les roues équipées de « bipmouss » (chambre à air pleine de mousse alvéolée increvable mais pouvant tout de même fondre sous l’emprise de la chaleur et de la pression de travail)… Le Dauphiné Libéré a immortalisé le moment et fait paraitre dans son édition de dimanche un article sur le team.

sept 1

Pourquoi le Dakar 2009?

Parce que j’aime la moto et les sports d’endurance (triathlon, pentathlon militaire, marathon…), tout particulièrement le combat avec soi-même. Parce l’amitié et l’esprit d’équipe est le moteur de notre team et que nous partageons les mêmes valeurs, celles qui font la grandeur du Dakar.

L’esprit d’équipe

Parce qu’un Team suisse s’est formé autour de ce projet avec l’ambition d’amener Robby à boucler ce rallye-raid.
Parce que nous allons évoluer en équipe et tout partager : le sport, la passion, les sentiments, l’émotion, les galères et l’entraide bien-sûr.

Je ne suis pas un champion de moto. Mais je peux faire confiance à ma condition physique, à mon esprit combatif et à ma détermination. Tout simplement pour avoir la chance d’être au cœur du prochain départ, pour souffrir jours après jours et combattre, pour lutter contre la fatigue et contre moi-même, pour s’entendre parler à sa moto, pour vivre de grandes émotions, pour arriver et s’apercevoir que tout ce travail et toutes ces souffrances vont disparaître et laisser la place à la joie, à la fierté et à la satisfaction d’avoir atteint son but.

Sportif dans l’âme

Toujours actif, j’ai pratiqué le rugby pendant plus de dix ans. Je pratique quelques disciplines sportives tels que la moto d’endurance sur circuit et la moto d’enduro, le VTT, le ski, la natation, la course à pieds, la plongée sous-marine, la chute-libre et le wake-board,.

Plus particulièrement, j’apprécie les sports extrêmes et les sports d’endurance. Dans l’endurance, je teste ma résistance au mal et dans l’extrême je fais le plein d’adrénaline.

La vie est une fête et il faut en profiter!