jan 18

Je suis heureux que l’aventure, notre aventure, vous aie plu. J’tais persuadé que le site sous cette forme serait un succès car j’ai suivi moi meme des motards tous les jours des precedents Dakar. Et j’etais dans le meme etat que vous. En plus, j’ai choisi le meilleur en la personne de Sieur PM !!! Bon, il faut dire qu’avec JR et Ben, je ne prenais pas de risque. Je les ai invites pour leur qualite de mecano.
 
Je vais vous avouer un petit secret. Lors de la liaison d’hier matin, j’ai pleure d’emotion pendant 100 km. Non pas parce que j’allais finir, non ! J’etais pris d’un drole de sentiment amoureux. Toutes ces personnes qui vous encouragent au bord de la route ou de la piste : hommes, femmes, jeunes, vieux, riches, pauvres… tres pauvres… Toutes ces argentins et chiliens sont la pour vous et vous offrent de l’amour. Je ne parle pas des fous-furieux que l’on trouve sur un col lors du tour de France. Vous ne pouvez pas vous imaginer a quel point ils etaient nombreux, chaleureux et beaux. Des centaines de mille voir des millions. Le moment fort qui m’a fait pleurer et prendre conscience de cela c’est passe il y a 3 jours. Pendant la speciale, je me suis arreté pour respirer un peu. La, est sorti une trentaine de personnes qui m’ont tres vite entoure. “

De donde vienes ? como te llamas?….” Je repondais autant que je pouvais mais leur envie etait plus forte que mon debit verbale. Puis, je vois une vieille dame courir vers moi. Elle est petite, peut-etre 70-75 ans, paysanne et habillee de fonce. Il lui manque pas mal de dents. Elle est epuisee d’avoir couru a son age les 200 metres qui nous separait. Arrivee a ma hauteur, elle se met a genoux, me prend la main, l’embrasse, me dit “gracias” et me montre une image de la Vierge Marie. Juste le fait de vous l’ecrire me fait venir les larmes aux yeux. Je n’avais pas compris sur le moment mais le peuple chilien et argentin sont comme ca. Lorsqu’il vous touche avec leur main ce n’est pas pour toucher une soi-disante star (c’est ce que je croyais), il vous touche pour vous souhaiter la chance “Suerte !” “Suerte Robby !”. Je suis tres emu par cela et mon coeur est rempli de joie. Je dois beaucoup a ces gens. Pendant les moments difficiles, ils etaient toujours la, c’est ca le Dakar en Argentine et au Chili. Demain, je serai le premier sur le podium, je vais leur dire la joie et l’amour que j’ai pour eux… Je vous aime aussi vous tous qui m’avez suivi.

Mes défis m’apportent beaucoup. Je suis en train de suivre un chemin, parfois difficile, qui me donne la force, la connaissance sur moi et sur les autres… Je ne vous étonnerais pas si je vous dis que j’ai déjà en tête mon prochain defi !!! Ceci est une autre histoire, ha ha…
 
Je vous posterai dans les jours qui viennent un resume plus complet de mon periple car maintenant nous allons festoyer avec les 3 touristes…
 
Sportivement, Robby
jan 15

 
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Étape 10 – Mardi 13 janvier
Copiapo > Copiapo
 
Liaison : 20 km | Spéciale : 666 km | Liaison : 0 km | Total : 686 km
 
Ce qui était annoncé : La spéciale du jour est tout simplement la plus longue et la plus difficile du rallye. Comme la veille, c’est en fin de journée que les concurrents aborderont une série de dunes d’une centaine de kilomètres. Et dans ce domaine, même les meilleurs spécialistes éprouveront un sentiment de nouveauté. Les dunes chiliennes sont de véritables montagnes de sable dont il faut apprendre à escalader et dévaler les flancs, sur plus d’un kilomètre. Autre inconnue : avec les grandes chaleurs qui séviront sur la région, personne ne connaît avec précision le comportement du sable. Quoi qu’il en soit, garder sa lucidité jusqu’au bout sera impératif. Dans les faits et sur crainte de perturbations météo (brouillard) l’étape a été raccourcie de 200 km. De fait, l’étape a effectivement démarré avec 2h40 de retard. C’est ces mêmes conditions météo qui ont conduit les organisateurs à neutraliser l’étape Copiapo-Fiambala (voir plus loin).
 
Comment Robby a vécu l’étape : Les 15 heures passées sur la moto la veille ont laissé des traces. Après une nuit courte (pardon… j’ai fait sonner mon réveil à 0500 alors qu’il pouvait dormir jusqu’à 0600), Robby part à l’assaut des 476 km de cette étape. Le programme annoncé est clair, ce sera difficile. La première partie se passe sans problème et Robby se paie le luxe de doubler quelques concurrents. Un peu trop en confiance sans doute, 500 mètres avant le CP2, il s’offre un 360° moto comprise en se plantant dans un rio asséché… Un miracle (de plus…) ni lui, ni la moto n’ont réellement soufferts de la cascade et il peut reprendre l’étape, certes un peu plus prudemment. Robby souffre tout de même d’une douleur aux côtes, il est retombé sur le dos protégé par sa coque et le sac à dos mais à sans doute tapé le thorax contre le guidon. Notre homme est un guerrier, nous en avons désormais plusieurs preuves et il enquille les CP de manière régulière. Il s’attaque enfin au fameux cordon de dunes de 100 km (voir les superbes photos Maindru) et arrivé au dernier CP à 19h30, il apprend que la course a été neutralisé. Il échappe donc à la dernière série de dunes et rejoint la route pour arriver au campement vers 21h00 !! Encore une sacrée journée. Inquiet tout de même de le voir nager dans le sable, je lui avais envoyé un SMS d’encouragement avec l’info de l’annulation de l’étape de la veille… (c’est toujours un réconfort de savoir qu’on peut se mettre de nuit sans trop de crainte pour l’épreuve du lendemain). Le désert n’est plus ce qu’il était (il y a des antennes…) et il me répond qu’il est au café et qu’il arrive ! Au final, une étape de plus dans le sac avec tout de même une grosse frayeur ! Tôt dans la journée, Robby avait d’ailleurs passé l’endroit ou Christobal a fait sa chute alors que celui-ci au sol, encadré par d’autres motards. Espérons qu’il s’en sortira, les nouvelles n’étaient pas très rassurantes. Au niveau du matériel, le bilan de la journée est le suivant : amortisseur de direction cassé (pour rigidifier les mouvements et ainsi faire que la roue ne tourne pas brutalement si elle bute sur une pierre par exemple), tôle de support d’antennes à l’agonie (pliés, repliés, rerepliés), radiateur gauche très conciliant mais proche de la fin de vie. La réparation sur la fixation de la selle (hier soir) n’a pas tenu, il faut donc ressortir la colle bi-composants ! Dès son arrivée au bivouac, la bécane est prise en main par JR et Ben, nous avons dîné avant l’arrivée de notre team leader. Demain sera donc une journée sans chrono ! On peut s’en désoler, mais elle sera la même pour tout le monde ! Il ne reste donc plus que 3 étapes avant de rallier Buenos Aires ! Le challenge est désormais à la portée de Robby !!!
 
Et pendant ce temps l’assistance : réveil tardif pour notre première et unique véritable journée de repos ! Nous quittons le camp vers 10h00. (rempli de VIP de toutes sortes, on se croirait au zoo, hier, JR s’est même fait photographier pendant qu’il faisait la sieste). Cette présence massive de curieux change quelque peu l’atmosphère du bivouac et le rend encore moins convivial – déjà qu’on se tape pas sur le ventre au quotidien entre les équipes ! Direction la côte où se trouve une petite station balnéaire – La Caldera – et une crique dont les eaux turquoises font vraiment envie (en photo) – « Bahia inglesa ». Si les eaux se révèlent assez vite à nos yeux dès que le temps se lève enfin, la température qui doit plafonner à 13° nous décourage totalement. Nous reportons note amertume sur un plat de coquilles Saint Jacques ! Un peu plus loin, au centre-ville de la Caldera, la place municipale offre le Wi-Fi gratuit (mais peu performant). Nous nous replions sur un webcenter (qui loue aussi des vélos ( !). C’est de là que j’ai pu faire les mises à jour concernant la journée d’hier. Une petite glace dans un café (qui offre aussi le Wi-Fi à ses clients décidemnent) et nous voila de retour dans la région de Copiapo (à 60 km) du littoral et entreprenons de retrouver le chemin de la spéciale pour se payer une belle séance photo. Nous devons renoncer vers 19h00, les dunes sont des montagnes et il faut parcourir plusieurs kilomètres pour les contourne, ce fut tout de même un chouette hors piste. Nous rentrons au bivouac pour attendre Robby ! Ce soir il faudra donc réparer et préparer notre départ pour la traversée des Andes, il nous est conseillé de quitter le camp avant 0600, 790 km de piste étant au programme ! Waowwww enfin, on attend cette étape depuis le départ !

jan 7

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Étape 4 – Mardi 6 janvier
Jacobacci > Neuquen

Liaison : 4 km | Spéciale : 459 km | Liaison : 25 km | Total : 488 km

Ce qui était annoncé : Au départ de cette étape les passages pierreux solliciteront à plein les bras des motards, alors que les habitués des « oueds » négocieront avec la même délicatesse les « rios » argentins. Puis les premières portions de sable et les nombreux kilomètres de hors-piste raviront les amateurs. Attention, les fautes peuvent commencer à coûter cher : l’expédition vers Neuquen a tout de l’étape piège. En creusant des écarts importants ou pas, les favoris pourraient commencer à se montrer, et à dessiner une hiérarchie durable.

L’étape vécue par Robby : Après un départ (à 0622) dans le rythme, tout va bien, l’étape est variée, alternant pierriers, couloirs de rios, plaines hérissées de plantes aux aiguilles dures qui rayent le carénage (faut voir ça !!!). Ensuite la suite de la spécia    le bascule pour Robby quand… une fois encore il fait un mauvais choix de navigation, préférant faire confiance à un groupe de motards plutôt qu’à son road book qui lui indique pourtant un autre chemin… Résultat 10 kilomètres de perdus… Ensuite c’est l’enchainement. On peut penser que s’il ne se trompe pas, Robby ne tombe pas « nez à nez » sur le motard à terre en perte de connaissance. Donc il s’arrête pour lui porter secours en déclenchant sa balise (il y a un bouton spécial « secours à un autre concurrent »). Le gars est mal en point et dans les vapes. Mise en position de sécurité, il se réveille et est sonné (il ne sait plus ou il est !). Robby reste donc avec lui 40 minutes jusqu’à l’arrivée des secours (ce temps sera décompté de son étape, mais pour cela il faut se battre avec le PC course, encore une fois du grand n’importe quoi… il ne faut pas s’étonner si les concurrents ne s’aident plus entre eux !!!).
Du coup… les voitures sont passées, les camions aussi. La piste est défoncée ! Commence pour Robby la même galère qui l’a conduit à l’abandon en 2005… Aie Aie Aie ! Sauf que… Nous sommes en Argentine et la nuit tombe à 21 heures dans cette région (en Afrique c’est à 18h00). Donc Robby reprend son chemin, fait une chute légère (qui tord toute de même le guidon…) et rallie enfin l’arrivée ayant avalé la moitié de la poussière que voitures et camions lui ont projetés au visage !!! Nous avons poussé un grand ouf quand nous avons enfin vu son nom affiché dans les passages !!!

Et pendant ce temps l’assistance : partis à 0700 pour 400 km de piste (oui vous avez bien lus, que de la piste, enfin !)… JR s’est rapidement switché en mode WRC (beuhhhh) et on avalé les premiers km à 110/120… Coup d’œil sur la jauge… y a un soucis, on suspecte une fuite de carburant et on s’arrête pour vérifier. Changement de routing gasoil et on repart… avec une autonomie calculée… limite. Pas grave, JR allume comme un barge sur une piste superbe qui s’étroitise au fil des kilomètres. La jauge remonte alors (!), il y a un soucis de transfert entre les réservoirs… du coup, rassuré JR peut allumer encore plus (rebeuhhh). J’ai honnêtement cru qu’il avait craqué quand nous sommes sortis de la piste pour gravir tout simplement une colline à 60 degrés (on en a enfermés pour moins que ça !). Satisfait, le sourire et un filet de bave aux lèvres (non je déconne, seulement le sourire), JR revient à lui et nous remet sur la piste pour finir presque tranquillement l’étape (sous les bravos de milliers de curieux comme nous y sommes désormais habitués !). Une bien belle étape pour l’assistance aujourd’hui !

Arrivés à Neuquen, l’attente commence. Tout se finit bien aujourd’hui ! JR et Ben ont attaqué sérieusement la bécane, un doute sur la fiabilité au niveau des soupapes/arbre à cames, ils ont décidés d’ouvrir le moteur (respect)… Du coup… on va pouvoir encore une fois se coucher tôt…

De son côté Robby redoute un peu l’étape de demain qui s’annonce comme très difficile. Nous en sommes convaincus, s’il rentre au bivouac demain soir (il va le faire !!!), son billet pour Valparaiso et la journée de repos seront quasiment acquis !

Je suis en train de rédiger un article sur la journée type du team, je le posterai sans doute à Valparaiso pendant notre journée de repos. Désormais je ne vous fais plus de promesses pour la connexion, on passe du tout au rien ! Mais demain et après-demain devraient être OK. Bises de la part de tout le team qui est heureux d’avoir déjà fait 4 étapes sans bobo !

 

jan 6
 
 
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Étape 3 – Lundi 5 janvier
Puerto Madryn > Jacobacci

Liaison : 70 km | Spéciale : 616 km | Liaison : 8 km | Total : 694 km

Ce qui était annoncé: Pour un troisième jour de course, le programme de la spéciale est conséquent, avec plus de 600 km. C’est le signe que les concurrents seront dans le vif du sujet, bien que les grosses difficultés soient encore à venir. L’entrée en Patagonie, qui s’accompagne d’un changement de terrain significatif, nécessitera de nouvelles aptitudes de pilotage. Le paysage est nettement plus vallonné : les adeptes des longues courbes y trouveront leur compte. Ici, on se repère aux lacs qui bordent la piste, environ une dizaine dans la journée, et aux nombreux flamants roses, qui seront les guides privilégiés de l’étape.

Pour cette troisième étape l’enjeu était de taille : confirmer le fait que Robby se sent au mieux sur sa moto et le mettre vraiment dans le rythme de ce rallye pour aller jusqu’au bout !
L’étape était prometteuse avec une longue spéciale dans un paysage qui se vallone franchement : on s’approche vraiment de la cordillière. D’ailleurs la petite ville d’arrivée (Jacobacci) est située à équidistance de l’Atlantique et du Pacifique. Comme hier, Robby a tout d’abord fait ses marques (on va continuer comme cela ça marche !) pendant le 1er tiers avant d’ouvrir plus franchement pour la seconde moitié de la spéciale. Au final, de très belles sensations dans les passages de rivières à sec et sur le sol sablonneux/cailloux où il est monté assez fort en vitesse. La poussière fut encore une fois l’invitée indésirable provocant la suffocation des motards quand les premières voitures les doublent (comme des porcs – il faut savoir que les motos sont équipées d’une alarme que les voitures et camions doivent déclencher quand ils se rapprochent pour que le motard puisse ralentir son allure et rester en sécurité quand le nuage de poussière va l’envelopper. Dans les faits l’alarme est déclenchée à la dernière seconde, le motard se retrouve plongée dans la poussière sans plus aucun repère : très dangereux et merci les gros cons à bord de leurs bagnoles d’usine à 600’000 euros… A chaque briefing, le directeur technique demande qu’un « effort » soit fait… mais rien n’y fait… « Quand on naît con… »). A nouveau une petite chute sans gravité ni pour Robby ni pour la moto (à peine une rayure sur le carénage). Par contre Môssieur commence à allumer fort, du coup son pneu arrière neuf d’avant hier est très fatigué. Mais nous le maintenons pour demain, ensuite il sera changé (pour faire les 14 étapes nous avions 3 roues arrières montées (et aussi 3 roues avant bien-sûr) et un pneu non monté. Donc il va falloir se raisonner ou… passer à la caisse pour racheter des pneus… Option 1, on retient la bête…
La roue avant par contre est morte, deux gros pets de plus aujourd’hui l’ont abimé encore plus. Et l’épisode GPS du jour… Encore un câble arraché,  peut-être faudrait il prendre un abonnement au stand GPS ? (le cable vaut tout de même 30 euros…)

Et pendant ce temps l’assistance?
Partis de Puerto Madryn à 0730 nous devions rallier Jacobacci tout d’abord par 300 km d’une route droite et monotone (dont 200 que nous avions fait la veille dans l’autre sens) et ensuite…. Dès Valchetta par une piste sable/gravier sur laquelle Ben et ensuite JR ont pu se faire plaisir pour tester un peu le Toyota ! C’était top, on a bien sûr bouffé un max de poussière, mais quel plaisir de quitter enfin les routes dont les lignes droites alignées au degré près sur les points cardinaux font parfois plus de 100 km !
Nous avons rejoint ensuite la sortie de la spéciale et il restait 70 km à réaliser mélés aux concurrents. C’est d’ailleurs là que nous nous sommes fait enrhumer par les Mitsubishi et les VW alors que nous étions à 110 sur la piste ! (des malades je vous dis !)
La petite ville de Jacobacci est très rurale et ce soir il y fait un froid de canard, doublé d’un vent violent et de quelques gouttes de pluie, le top !
Du coup connexion 3G et Edge aux abonnés absents (il va vraiment m’entendre à Buenos Airs le gars) et j’essaie de magouiller avec ASO (qui rame un peu à mettre les services informatiques dédiés aux concurrents et aux journalistes en place, du coup j’essaie de profiter de cette belle organisation à la française. (Y a aussi des Wi-Fi ouverts qui traîne mais impossible de m’y connecter… A l’arrache totale)
Pour les photos c’est toujours la loose à cause du débit, mais ça va venir !! Robby a gueulé sur Maindru qu’il a repéré à la sortie de la spéciale d’aujourd’hui car nous n’avons toujours reçu aucune vue malgré déjà 3 jours de course !!!

 
Rahhh, on est mardi après midi et je viens juste de pouvoir coller les étapes de dimanche et lundi (en texte). Patience pour les photos, je vais compresser au max pour pouvoir vous en coller quelques unes!!! Pas encore de nouvelles de Robby, il va surement bientôt sortir de la spéciale! A tout à l’heure pour le résumé d’aujourd’hui (je vais profiter d’avoir de la connection même pourrave!)

 

 

jan 3

 
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Étape 1 – Samedi 3 janvier
Buenos Aires > Santa Rosa


Liaison : 196 km | Spéciale : 371 km | Liaison : 166 km | Total : 733 km

Ce qui était annoncé: Beaucoup ont entendu parler de la Pampa où l’homme est réputé « rude, mais reste toujours courtois ». Cette première étape donnera l’occasion de découvrir dans la longueur ces vastes plaines. Les concurrents du Dakar n’ont jamais débuté par une spéciale aussi longue. Avec près de 400 km d’une piste roulante, peut-être la plus rapide au programme, il s’agira d’une sérieuse mise en jambes. Ce sera l’occasion pour tous d’affronter une longue journée qui règlera tous les problèmes d’adaptation au décalage horaire.

Et nous voila enfin dans le vif du sujet!
L’étape s’est révélée très rapide et piégeuse, avec comme invitée permanente la poussière! Il s’agissait de rouler sur une piste en sable-terre au milieu des immenses prairies de la pampa. De longues lignes droites donc, des virages à 90° (certains se sont fait piéger!) avec des pointes à plus de 160 pour les meilleurs. Robby est arrivé à la bourre au départ de la spéciale et n’a eu que quelques minutes pour mettre en place son road book. Ensuite gaz. Il ne fallait pas se laisser piéger à suivre de trop près le concurrent précédent car les nuages de poussière brune dégagés nuisaient énormémement à la visibilité. Robby a d’abord laissé filé et a pris confiance après le premier tiers du parcours, remontant ainsi des concurrents et finissant ainsi honorablement.
La liaison jusqu’au Bivouac de Santa Rosa fut impressionante! Une foule compacte et joyeuse s’était massée de chaque coté de la route puis des rues de santa Rosa. Une véritable ambiance de folie pour cette première journée, les enfants allaient jusqu’à faire signer des autographes sur leurs tshirts par les concurrents… et même par les assistances!!! (ils ne connaissent pas la différence, c’est pour ça)
Nous voila donc à notre premier bivouac, il nous faut prendre nos marques (nous avons établi une "procédure" que nous allons tenter de suivre chaque jour: emplacement, malle moto, debriefing Robby étape et mécanique, ensuite pour lui: douche et renseignement classement). Nous saurons assez vite si cette technique est payante.

Et pendant ce temps l’assistance? La journée fut très monotone! Nos 625 km à parcourir se sont déroulés sur autoroute puis le long de nationales, droites comme des I… Mais nous avons su agrémenter notre pause midi dans une minuscule "Parilla-Chopita" où nous avons dégusté les meilleurs steacks frites salade depuis notre arrivée (minimum 1/2 kilo de viande chacun!). En fait, jusqu’à présent, steak frite salade, c’est à chaque repas, mais ici la mode n’est pas au "bleu" et le saignant… est un peu trop cuit! La fin de l’étape fut tout de même splendide puisque mélés aux concurrents nous avons bénéficiés de la ferveur des argentins! Splendide!

Pour conclure… Belle mise en jambe et bonne motivation du team, Robby se sent bien sur la moto et il prend confiance. Demain l’étape devrait être semblable donc attention à l’excès de confiance! Sur la moto, problème de batterie, les pneus sont intacts, la jante a pris deux pets. Antenne GPS HS, on a du changer.

Classement du jour: Robby 3ème Suisse!

  1. Vetterli: 36e en 3h37
  2. Trisconi: 106e en 4h05
  3. Robby Knecht: 162e en 4h33
  4. Fonjallaz: 168e en 4h37
  5. Cottet: 174e en 4h42